Recruter un salarié étranger n’est pas plus compliqué qu’un recrutement classique — à condition d’arriver avec un dossier complet. La majorité des refus d’autorisation de travail ne viennent pas du profil du candidat, mais d’un dossier employeur incomplet ou mal préparé. Voici la checklist exacte que nous utilisons pour chacun des 800+ dossiers que nous gérons chaque année.
Les 6 documents côté employeur
L’administration (DRIEETS ou DDETS selon votre département) examine d’abord la solidité de l’entreprise qui embauche. Préparez :
- L’extrait Kbis de moins de 3 mois — il prouve l’existence légale de votre société et l’identité de son représentant.
- Le contrat de travail signé ou la promesse d’embauche — avec poste, durée, lieu de travail et rémunération conformes à votre convention collective.
- La fiche de poste détaillée — c’est la pièce la plus sous-estimée : elle doit correspondre précisément au profil du candidat et aux critères du métier visé.
- Le justificatif de recherche préalable de candidats — sauf si le poste figure sur la liste des métiers en tension, vous devez prouver avoir cherché en France (dépôt d’offre France Travail pendant 3 semaines minimum).
- L’attestation de respect des obligations sociales et fiscales — attestation URSSAF de vigilance à jour.
- La pièce d’identité du signataire — et son titre de séjour si le dirigeant est lui-même étranger.
Les 6 documents côté salarié
- Le passeport en cours de validité — copie intégrale, pages vierges comprises.
- Le CV détaillé — avec un historique professionnel complet et cohérent avec la fiche de poste.
- Les diplômes et qualifications — traduits par un traducteur assermenté si nécessaire.
- Les justificatifs d’expérience professionnelle — certificats de travail, attestations d’employeurs précédents.
- Les photos d’identité conformes — aux normes françaises, fond clair.
- L’attestation de niveau de français — si elle est requise pour le poste ou le titre visé.
Le réflexe qui change tout : faites auditer chaque pièce avant le dépôt. Un passeport qui expire dans 6 mois, un diplôme non traduit ou une fiche de poste trop vague suffisent à bloquer un dossier pendant des semaines — ou à provoquer un refus sec.
Les 4 erreurs qui coûtent un refus
1. Une rémunération non conforme
Le salaire proposé doit être au moins égal au SMIC et au minimum conventionnel du poste. Une rémunération inférieure au salaire de référence du métier est le premier motif de refus.
2. L’absence de recherche préalable
Hors métiers en tension, l’offre doit avoir été publiée et documentée. Un simple « nous n’avons trouvé personne » ne suffit pas : il faut des preuves datées.
3. Un dossier déposé sur la mauvaise procédure
Introduction, changement de statut, Passeport Talent, travailleur saisonnier — chaque situation a sa procédure. Se tromper de guichet fait perdre plusieurs semaines.
4. Des incohérences entre les pièces
Dates d’expérience qui ne concordent pas, intitulé de poste différent entre le contrat et la fiche de poste, adresse d’exécution du travail imprécise : l’administration croise tout.
Combien de temps prévoir ?
Une fois le dossier complet déposé sur la plateforme de l’administration, comptez de 4 à 8 semaines pour l’instruction de l’autorisation de travail, puis le délai d’obtention du visa long séjour auprès du consulat. Au total, un recrutement international bien préparé prend 3 à 4 mois entre la décision d’embauche et l’arrivée du salarié.
Attention : employer un salarié étranger sans autorisation de travail valide expose l’entreprise à une amende administrative par salarié, à des sanctions pénales et à l’exclusion des marchés publics. La conformité n’est pas une option.
Déléguer la checklist entière
C’est exactement notre métier : Internationale Mobilité audite, constitue et dépose l’intégralité du dossier à votre place — côté employeur comme côté salarié — avec un taux de dossiers acceptés de 99 % depuis 10 ans. Décrivez-nous votre besoin et recevez une réponse sous 24h.